Mardi 12 août 2008 2 12 /08 /Août /2008 17:12

 

Mindful-ART - atelier improvisation et méditation



l'art de la danse par la présence consciente au corps,
en VIDEO


Steve paxton  steve-paxton.jpg  et son travail sur la colonne vertébrale



Où pratiquer  ? dansecontact.jpg 


explications :


I. La danse Contact Improvisation (CI) est une danse créative émergeant d’un contact physique entre partenaires
.

 

Originaire des états Unis, cette danse d’expression fut lancée en 1972 par Steve Paxton, gymnaste et danseur, élève de Merce Cunningham. Dans le sillon du développement de la danse modern. La chorégraphie de représentation est devenue auto-reflexive, intéressée par ce qui constitue l’expérience supportée par un langage personnel, et authentique.

 

La pratique de la danse contact explore  les forces dynamiques qui régissent tout mouvement : élan, inertie, friction, au contact  des forces gravitationnelles comme la pesanteur et le poids des corps: perdre et de retrouver son équilibre.

 On assiste à un échange de poids et de rôle dans un va et vient, une bascule ; passivité/activité, demande/réponse, porté/être porté ; tomber/repousser…. C’est une expérience de relation.

 


II. Que se passet-il lorsque les partenaires échangent leur poids, soulèvent, portent, se confrontent, se laissent tomber, s’abandonnent à la pesanteur ?

 

Ce qui compte, c’est ce qu’on découvre à travers l’expérience– à l’écoute du flux, et dans le même temps, un champ de conscience qui s’élargit ;

 

Un programme technique minimum permet de s’entraîner à développer les muscles qui vont faciliter l’assouplissement, la recherche du centre de gravité, la réception du poids et le travail des articulations.

 

Un échauffement en position couché-assise-debout, dont le but est de se relaxer, de sentir la pesanteur et de prendre conscience de sa propre respiration, de sa vision périphérique ainsi que de son équilibre, permet de chauffer le corps à s’accorder.

 

Dans la danse contact des exercices d’éducation somatiques sont mis en place afin de stimuler la perception proprioceptive ;  le quatrième œil !

 

Une cession typique de CI commence par un moment de présence à soi où le participant renoue avec le sol, avec son corps. Il s’étire, prend conscience de sa respiration, de son poids, de l’environnement où il se trouve. Puis, naît la présence de l’autre, perçue d’abord comme une vibration, puis comme une légère pression en un point quelconque de son corps. C’est le point de contact, où la pression fluctue, change et se répercute dans le duo. L’équilibre est précaire, et voilà que dans la fluidité des appuis, je m’abandonne, basculant par-dessus mon partenaire pour me retrouver au sol. La liberté que je ressens est affaire de responsabilité. En agissant avec lenteur, une force tranquille permet de faire face aux surprises et aux urgences. La danse est engagée qui se regarde agir et bouger.



  IV La danse Contact-Improvisation ; un état de méditation en mouvement

                                                  

Dans la danse-contact improvisation, la lenteur des mouvements, l’attention et la concentration aux sensations kinesthésiques, la recherche du mouvement juste, le souffle, l’exploration du poids et la recherche d’équilibre favorisent une expérience d’introspection.

 

Le moi, qui est pare excitation corporel, se délie de sa bogue et s’incorpore dans les articulations et la peau en vue de se rassembler.

 

Le 1er temps de la danse-contact improvisation est un contact d’intimité avec le corps qui se réveille à ce qui le meut.  Le transpersonnel sera alors de vivre l’expérience d’habiter un corps dont les limites fluctuent – ouverture du champ de conscience, fonction de l’attention portée et du désir de l’élan.

 

Car l’autre dans le contact improvisation sera approché dans sa réalité matière, poids, mouvement propre. C’est alors une rencontre de deux corps qui est proposée dans ce qu’elle a d’unique et de singulier ;

 

La force ou l’énergie de l’improvisation, du spontané, pourra être vécu comme conscience témoin d’un savoir du corps et d’un espace/temps particulier.

 

C’est davantage l’état méditatif et de pleine conscience qui sont favorisés – être pleinement dans son corps -  afin de toucher à une réalité ultime,celle d’un momentum où les frontières de l’égo s’abaissent pour laisser place au sentiment d’être le joyeux instrument d’une énergie qui circulent à travers et entre les participants de la danse.

 

video festival de Fribourg 

 

Mindful-ART - ateliers improvisation et méditation présente : 

Atliers contact improvisation - forum sophrologie plurielle 2009

Atelier contact inprovisation - forum GRETT "corps et transpersonnel" 2008

  

 

quelques Lieux de danse contact –improvisation à Paris

 

- Jam du vendredi  18h-21h
Studio Multitude : 10 ter rue Bisson, Paris 20e

- Jam Musicontact Impro 
A l'espace Oxygène, premier samedi de chaque mois.

- Canal Danse
Organise plusieurs jams hebdomadaires (samedi et lundi soir),  et nombreux cours et stages.
Infos: 01 40 13 14 82

- point Ephemère - paris 10 - mercredi Soir

- www.projetdici.com. propose ateliers et stages  

- Le CND http://www.cnd.fr/ centre national de la danse, Pantin 93

et La Ménagerie de Verre http://www.menagerie-de-verre.org/ proposent régulièrement des stages/cours de Contact Improvisation

-  le danseur et chorégraphe Didier Silhol donne des cours le mardi matin au studio  Mutltitude: 01 40 37 84 24-

- L'Artec http://www.artec.f  propose quelques formations

http://www.contactimpro.org/ association de contact-improvisation à Montréal


 

Par laetitia - Publié dans : atelier
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Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /Mai /2008 23:00

Vous avez dit jardin en ville ?

site des jardins partagés en île de france
et sur si on jardinait sur les balcons et les toits? cf reportage au canada

Un jardin partagé est un jardin de proximité à l'initiative d'habitants qui désirent se retrouver dans un lieu convivial pour jardiner. A paris, les habitants regroupés en association, sont accompagnés par la cellule « main verte ».

article sur les bienfaits psy. du jardin : la tête au vert !  

 

C’est un lieu ouvert… aux oiseaux, papillons, papillonnants dans la verdure des salades les petits petons des enfants et les bêches des grands. Autour de graines, chacun fait son plan de jardin et le collectif sert de puits. L’eau est précieuse, et recueillie bien souvent de la pluie et des toits de la cabane. On y peut flâner et observer les choux, les fleurs de tomates, les capucines, et la vigne baigner d’attention par les regards et le soin des jardiniers.


Parfois le jardin est l’occasion de rencontres,
 d’évènements à fêter, de douces paroles à l’oreille des fougères,
sur un ton d’orgue, celui des voisins par les fenêtres.

 

 













Pas plus campagne que le piano en ballade de marc Vella,
site du piano nomade











c’est la rencontre pour nous citadins, du cœur de la terre. Il palpite ce cœur, sous nos pieds et parfois sous nos yeux attendris.

fleur de courge


Un jardin c’est aussi le compost (www.ademe.fr/particuliers/Fiches/compost/ ) Les déchets organiques de nos poubelles viennent se fondrent dans le bac. Et c’est chaud et l’oxygène et l’eau favorisent le travaille d’une batterie de micro-organismes… le processus permet de renforcer le stock d’humus du sol et c’est prêt pour apporter en retour une bonne nourriture au végétal. 

Le jardin,  au lieu de s’asseoir sur les bancs publics, faire son pic-nic de verre plastique et emballage sandwich, c’est un lieu qui cuisine… qui mijote à feux doux les aliments, ouvert au ciel du temps, et qui va reposer nos têtes bien fatiguées de sans cesse penser à comment gagner de l’argent pour manger !

Le jardin offre une couverture de couleurs à celui qui dehors aurait froid à son cœur J

Les pieds nus, et le ventre repus, repas se faire aux aveux des grands-mères, celles qui se cachent seules, le visage fichus, de ne plus voir le temps où se passe la main des secrets de leurs mères. Le jardin herbe aussi et soigne par la présence du multiple de la vie.

Un petit échantillon du coté du canal st martin

http://elarger.club.fr/Villemin/

autres curiosités des jardins de la cité :

- Potager des Oiseaux (3e) : 2004 - 125m²
- Jardin partagé du
jardin Anne-Frank (3e) : 2007 - 75m²
- Le Poireau Agile (10e) : 2005 - 125m²
- Jardin nomade (11e) : 2003 - 270m²
- Jardin partagé de la Cité Prost (11e) : 2007 - 78m²
- Aligresse (12e) : 2004 - 260m²
- Jardin partagé du
jardin Charles-Péguy (12e) : 2e semestre 2007 - 300m²
- Les
jardins Malins (13e) : 2005 - 500m²
- Jardins familiaux du boulevard de l
'Hôpital (13e) : 2001 - 550m²
- Jardin partagé du
jardin Tage-Industrie (13e) : 2007 - 94m²
- Jardin partagé de Falbala (14e) : 2007 - 210m²
- Jardin partagé du square Auguste-Renoir (14e) : 2004 - 400m²
- Jardin partagé du square du Chanoine-Viollet (14e) : 2005 - 100m²
- Jardin de l
'Aqueduc (14e) : 2005 - 1000m²
- Le Lapin Ouvrier (14e) : 2006 - 166m²
- Jardin aux habitants (16e) : 2002 - 15 parcelles

Par laetitia - Publié dans : jardin
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Mardi 13 mai 2008 2 13 /05 /Mai /2008 00:50

Deux jours. Deux jours sur la planète. J’ai suivi l’appel du colibri et me suis retrouvée dans le beau domaine WWF au bois de Boulogne,  pour un séminaire-rencontre organisé par le mouvement pour la terre et l’humanisme (www.mouvement-th.org) Sous l’égide de Pierre Rabhi, nous étions une cinquantaine, curieux et pleins d’élan de se retrouver.

 

L’objectif en toile de fond ; contribuer à une présence humaine qui soit écologiquement viable, socialement équitable et spirituellement épanouissante. Rythme ternaire d’une mélodie post-moderne ; mélodrame, chansons d’amour, musique concrète.

 

Programme chargé et tenu avec mesure et simplicité. Temps de parole en alternance avec un espace informel de respiration, soleil, manger bio, boire un thé.

 

La présence de Pierre Rabhi, que je découvrais pour le première fois, a été très apaisante cette journée où, en support de l’argumentation désolante de l’état de la planète, les yeux pétillants, le discours francs et inspiré, la posture calme et rassurante, m’ont donnée à voir un homme dans la splendeur d’une réalisation engagée aux services des valeurs de solidarité, de bienveillance, et de partage.

 

Le concours d’une association Belge Pachamama (www.pachamama.canalblog.com) et son support pédagogique a permit de présenter un bilan des ressources et blessures de la terre mère. J’étais très émue de réaliser l’urgence de la situation. Urgence d’un bolide qui fonce dans un mur. Tristesse de l’absurde de non conscience. Et choc à cette prise de conscience.

 

Si la terre était un village de 100 habitants, 12 sont européens, et 5 nord américain. 33 africains et 60 asiatiques. 80 habitent dans un logement insuffisant, 50 souffrent de malnutrition, 7 ont accès à internet, 1 personne est diplômée, deux personnes possèdent 50% des richesses du village et 50 personnes vivent avec 1% de ses richesses…

 

Quelques brefs, la population de la terre à doublé en 40 ans, 40% des terres agricoles sont dégradés, depuis 20 ans, 70% des forêts ont été détruites, les déchets polluent l’eau des océans, les substances chimiques toxiquent les organismes et empoisonnent l’homme. Depuis 1980 nous sommes en situation de dette et détruisons le capital nourricier de la terre.  Si tous le monde vivait comme un américain, il faudrait 5 terres… comme un européen cela nécessiterait 3 terres… 1/5 des habitants dispose et malpose de 4/5 des richesses. Stop. Le temps de l’abondance est révolu. Le manque proche par excès.

 

Fort de 40 ans d’expériences, la solution de pierre rabhi c’est l’agro écologie et un ensemble de mesure pour réduire notre impact sur l’environnement et l’équilibrer (http://www.dailymotion.com/laevey)

 

Observer le déroulement naturel des processus, permet de se rendre compte que universellement dans la nature, il n’y a pas de déchets, pas de poubelles, pas d’endroit en dehors et séparé. C’est alors la métaphore du compost, tout y est recyclé ; même la mort.

 

La fragmentation, le sentiment de division, d’être coupé est largement utilisée par nos poubelles. Le déchet n’a pas vocation à revenir à l’homme, il croit s’en séparer, en le mettant… à la poubelle !  

Ce sentiment de séparation va à l’encontre d’un de ses besoins primaires fondamental, celui de reliance, de dépendance et plus largement un besoin de sécurité.

 

En effet, l’état d’homme est un état de dépendance à son environnement, intrinsèquement lié au fait qu’il le nourrit.  Nous sommes donc reliés, ou encore interdépendants.  Voilà pourquoi nous pouvons dire que toutes toxicités pour un organisme est toxique en retour pour l’homme. De façon triviale, si un produit de désherbant tue des insectes, en retour il finira par tuer l’homme.

 

La division… pour mieux régner ? Exacerbe la peur… en mettant à mal notre nature interdépendante.

 

Ce sont alors nos préjugés qui peuvent être interrogés. Une projection de nos propres pensées ; petite histoire :

Un homme voyage au milieu de la nuit. Sa voiture tombe en panne. Le radiateur manque d’eau. Il est inquiet mais voit une trace lumineuse dans le lointain. Il prend un bidon et part en se disant : ils ne vont jamais me donner de l’eau à cette heure là !, ils vont avoir peur, il est trop tard… et quand il arrive devant l’habitation, à la porte l’hôte lui demande -  qu’est-ce que vous voulez ?  et notre homme répond de dépit – oh ! vous pouvez vous la garder votre eau !

 

Le regard que l’on porte sur les choses a un pouvoir de désenchantement ou par renversement, d’enchantement.

 

C’est alors le temps pour notre séminaire de passer à l’étape suivante : du fait de nos croyances, nos préjugés, nos peurs nous avons construits une réalité qui met à mal et détruit la demeure planète dans laquelle nous vivons. Les peuples amérindiens nous apprennent que dans leur système de rapport au monde, le rêve est le prémice de l’action. Nous retrouvons ces croyances chez les indiens avec le yoga nidra, et même en occident avec le rêve éveillé en psychothérapie. Le rêve, l’image est moteur de l’action.

 

La question peut-être alors : quel rêve nouveau nous pourrions encore avoir pour notre harmonie avec le milieu Terre ?

 

Dans une forêt, le feu. Tous les animaux ont peurs. le colobri lui prend une goutte d’eau et va la déposer dans le feu. Puis une autre, et la dépose de nouveau. une vieux singe le regarde et lui dit :- tu crois pas quand même que tu vas éteindre le feu ? ! le colibri lui répond : - non !, mais je fais ma part.

 

Ou encore une autre anecdote racontée par ces dévoués organisateurs : une fourmi ne peut pas porter un éléphant ! mais toutes les fourmis ensembles, elles le peuvent !! encore faut-il qu’elles s’organisent…

 

Agir, c’est alors trouver une posture. Celle qui nous correspond. A notre place. Là où nous sommes, avec ce qui est. perso dans un prochain article à définir...

Et vous c'est quoi votre posture écologique? :)

 

Par laetitia - Publié dans : jardin
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Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /Avr /2008 16:23

 

L’exemple de la thérapie cognitive par la pleine conscience - MBCT

 

 

 

Les psychologues cognitifs dans les années 70 et surtout aux Etats Unis, commencèrent à se demander quel était l’outillage mental que la méditation utilise pour faire accéder tout méditant – expert ou novice – à des états modifiés de conscience ? 

 

Les chercheurs envisagèrent de « découper » la méditation en sous-catégories afin d’isoler les ingrédients mentaux qui composent l’expérience de méditation.

 

En effet, méditer, c’est plus que se relaxer !

 

Ces médecins chercheurs américains ont vu dans la méditation un puissant outil de gestion du stress et de certaines autres pathologies. Ils ont ainsi crééau fil des années, des cliniques et services spécialisés - institut du stress de l’université de Roosevelt à Chicago, clinique de réduction  du stress au Massachusetts avec le Dr Kabat Zin, université de Louvain en Belgique avec le Prof. Philippot et le service consultations psychologiques spécialisées troubles émotionnels, en suisse le Prof. Zindel Segal et Ph.D., le Dr Lucio Bizzini de l’association suisse de psychothérapie cognitive, en France c'est encore timide mais encouragé par le psychiatre christophe andré à St anne ou le Dr rosenfeld à Lyon.

Ces chercheurs ont mis au point des programmes poussés de recherche et d’enseignement sur les techniques méditatives et leurs bienfaits.

 

Deux des procédés cognitifs isolés ont été la concentration et la pleine conscience (mindfulness). Etre en pleine conscience, c’est adopter une posture mentale où la conscience regarde ce qui se déroule dans le corps et dans le mental, sans jugements. La pleine conscience cherche à affiner l’attention et la vigilance nécessaires au déconditionnement de nos habitudes mentales. Tout un programme !

 

Ainsi sont nées deux méthodes thérapeutiques qui rencontrent depuis 20 ans un succès croissant et qui développent l’habileté de pleine conscience et apprennent à méditer ;

 

La MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction) ou méthode de réduction du stress de Kabat Zin, et MBCT (Mindfulness Based Cognitive Therapy) ou méthode de prévention des rechutes dépressives. Les protocoles sont sur 2 mois. Maintes études ont attesté de leur efficacité. Il s’agit par la méditation, d’apprendre à débrancher le « pilote automatique » de nos pensées d’habitudes, afin de devenir plus présent à son corps et à son environnement.

 

Cela nécessite d’apprendre à aiguiser cette faculté de contempler attentivement le présent avec la pleine conscience.

 

Le Dr Rosenfeld[1] de Lyon, diplômé en neurosciences et cognitives, rappelle dans son livre que le corps est partenaire de cet entraînement à la méditation en pleine conscience, par :

 

  1. un travail sur le souffle
  2. une attention à l’environnement sensoriel
  3. un balayage corporel ou body scan des sensations physiques
  4. des exercices invitant à décomposer à l’extrême les actes de la vie quotidienne : marcher, se laver les dents, manger
  5. observation en pleine conscience de ses émotions
  6. exercices à pratiquer chez soi
  7. observation des pensées associées

 

Les études nombreuses ont montré tout le bénéfice de ces programmes vis-à-vis de patients souffrant de douleurs physiques persistantes, de maladies de peau, de troubles de l’anxiété, d’hypertension, de troubles digestifs, de céphalée, de greffes chirurgicales, de dépression…

 

Aujourd’hui Kabat-Zinn qui est professeur de médecine à l’université où il enseigne la méditation en pleine conscienceMBSR, participe au programme de rapprochement entre scientifiques et méditants confirmés bouddhistes dans le laboratoire du Mind Life institut http://www.mindandlife.org/ sous l’égide du Dalai lama.

 

Au milieu des années 1990, le principe de la pleine conscience est adopté afin d’aider à prévenir les rechutes de patients dépressifs (MBCT). Cette technique cognitive de groupe se nomme la MBCT (mindfulness based cognitive therapy)

.

Après un épisode dépressif, le risque de récidive ultérieur est de 50 % et le risque augmente davantage avec le nombre d’accès, après deux dépressions, il monte à 70 % ! En présence d’une tristesse passagère, un ancien déprimé va raviver plus facilement ses schémas de pensées négatives ou ruminations qu’une autre personne. La MBCT diminue de moitié les risques de rechutes. Comme dans la gestion du stress par la méditation, c’est l’attitude d’ouverture à ce qui est présent dans le corps, qui prime avec les déprimés.

 

La concentration dans le moment présent et sur le corps permet de développer des habiletés de reconnaissance des tensions/émotions qui se logent dans certaines parties, et plus en amont de reconnaître l’existence de pensées qui favorisent une crispation ou une tristesse.

Tout sujet peut alors décider d’orienter ses pensées vers d’autres objets que ceux passablement inadaptés, pour l’aider à faire face à la situation présente.

 

La thérapie cognitive MBCT s’appuie sur le postulat suivant :

Nous ne sommes pas limités à nos pensées et nos pensées sont des créations de l’esprit, renforcées par l’expérience. 8 semaines permettent donc d’observer ces schémas et d’entraîner à une attitude d’écoute du corps et des pensées par la pratique de la méditation en pleine conscience (entraînement à la maison avec exercices guidés).

 

Pour aller plus loin :

http://www.ecsa.ucl.ac.be/mindfulness/Contents.htm, site francophone de la thérapie par la pleine conscience

Où tu vas, tu es, Jon Kabat-Zinn, éd. J’ai Lu, 2005

La thérapie cognitive basée sur la pleine conscience pour la dépression, Z. Segal, J.M.G. Williams, J. Teasdale, éd. de Boeck, 2006

L’infini pouvoir de guérison de l’esprit, Tülkou Thöndoup, éd Le Courrier du Livre, 2001

Par laetitia - Publié dans : santé
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Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /Avr /2008 16:22

un coup de vent pour les consciences

 

 

Le lac du Bourget en trois heures. Tenue printanière pour ce Week End de pâques 2007 tout ensoleillée et bain de pieds. Sauf que c’était bien dedans que ça se passait ! la ville thermale accueillait au palais des congrès le forum de l’institut Gandhi et Terre du ciel - l’Europe des consciences – un art de vivre dans la justesse



Quarante ils étaient annoncés. Intervenants de tous terrains pour parler sur l’estrade de leur coin de vie, de leur engagement au service d’un réveil des consciences. En quelques traits pour une visite guidée, ces créatifs culturels ont parlé de leurs actions.


Réactions sur le vif qui donne envie de voir la vie en vers …

Sous les pins du jardin communal on a marché dans les pas de Thich Nhat Hahn au petit matin. Et sur les routes, marc Vella et son piano nomade ont fait sonner la cloche pour une caravane amoureuse, un élan vers une nouvelle naissance, celle de nous sentir accueillis dans nos fragilités.

L’obstétricien M. Odent a souligné la présence de pic d’hormones essentielles, d’amour libéré au moment de la délivrance du placenta et du bébé, avec en arrière fond la folle multiplication des césariennes à tout va ; quand la technique dessert sans cerise sur le gâteau

Au service de l’humain s’étourdissant dans les drogues comme une tétine de jouvence, le suisse pierre yves Albrecht présente le foyer des rives du Rhône, où les anciens toxico en cure font l’expérience de marche dans le désert, de solo en montagne, et le collectif réinvente des rites initiatiques à l’épreuve de nos recherches de sens, de l’abandon de peaux mortes, celles des mues, celles de l’enfance…

Choisir à toutes étapes et bien mûrir ; éducation alternative, éducation à la terre, françois Plassard et les EcoHameaux rassemblent des terrains et des savoirs faire pour des maisons écologiques

Histoire de famille toujours, l’association pierre Rabhi propose en autres des formations en agroécologie et sa fille un projet communautaire transgénérationnel d’accueil des petits et des grands âges, en Ardèche.
 

Mais la terre à qui appartient -elle ? pour les indiens Kogis et éric Julien c’est bien de celle de nos ancêtres que nous héritons. Or l’héritage en solde négatif, s’appelle une dette. Qu’ont donc fait nos petits enfants pour leur faire payer avant d’être nés ? Jung et ses pairs pourraient dire notre ignorance de l’inconscience.

Une histoire de paradigme. L’humaniste alain Rivière lui n’est pas d’accord avec cette phrase d’une chanson de Brassens « mourir pour des idées d’accord, mais de morte lente ». hommes de parole permet de faire échanger des hommes du verbe, des religieux - imams et rabbins - et de créer un espace intermédiaire, par la médiation du respect des croyances ; où le mourir est plus qu’une idée au service d’une pensée unique. C’est notre seule certitude.

Interrelation. Du micro crédit à la banque solidaire NEF. De la publicité profit à l’information raisonnée, nous avons cette responsabilité de promouvoir par nos gestes de nouvelles valeurs.

Mais où donc les placer ces valeurs si ce n’est dans ce nouveau corps qui rapièce les morceaux de 150 ans de dépeçage. L’heure est au rassemblement. La vision d’une santé holistique, celle de l’orient, éclaire le cadavre in vivo. Méridiens, émotions, vibration, énergie ;

oui le XXI siècle est bien celui de l’Information,

alors faites passer !!

Par laetitia
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Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /Avr /2008 16:20


visite à Ecobat 
Descriptif : ou comment la question du logement devient existentielle


Après une longue journée faisant suite à une longue semaine, je prends le bus vendredi 16 mars, direction parc floral le salon écobat pour la nocturne. Bien décidé à recueillir des inf
ormations et peser ma toute nouvelle idée de rénover ou construire une maison bio !

 

J’étais tombée quelques mois auparavant sur un livre « l’émergence des créatifs culturels, enquête sur les acteurs d’un changement de société » des états unis à la France en passant par l’éditeur yves michel, et le jardin poireau agile, j’avais trouvé la réponse à ma question identitaire ; je suis bien une créative culturelle comme 25% de mes concitoyens qui s’ignorent comme tels. La place est trouvée, il reste à affirmer le projet, monter la charpente, assembler les matériaux et les crédits !

Dans le dédale des stands, je déambule un peu submergée par les plaquettes promotionnelles d’exposants en tout genre ; de la cheminée à l’éthanol en passant par la peinture naturelle ou le coton isolant, avec un objectif trouver de l’info synthétique...

C’est au stand de l' ADEME que j’ai rapidement atterri. Une femme souriante et disponible me guide sur le site et m’apprend que pas moins de quatorze points d’information gratuits sont à dispositions du public en île de France pour discuter maîtrise de l’énergie et énergie renouvelable. Espace info énergie sur www.ademe.fr . j’apprendrai que des aides financières diverses pourront m’aider à faire des travaux ou acheter des équipements visant à l’économie d’énergie et l’utilisation d’énergies renouvelables ; isolation thermique, sonore, chauffage bois, solaire, pompe à chaleur, panneaux photovoltaïque bref une mine d’info disponible en un clic !

Derrière moi j’entends parler de paris, de quartier vert. Ça m’interroge et j’interroge. Et découvre le projet des amis de l’écozac du 13e , un projet de quartier écologique et solidaire qui après de multiples déroutes a été accepté par la mairie. A suivre les zigzag sur www.ecozac-paris.org

Quelques metres batisseurs plus loin, une association - bâtir sain www.batirsain.org me propose de discuter sur la notion de maison saine. Alors si même ma maison peut être canonisée d’emblée, c’est sûr le paradis c’est bien sur terre ! un site sans nuisance, une implantation définie en fonction des points cardinaux, de l’impact solaire, des vents dominants, en harmonie avec l’environnement, une maison qui utilise des énergies renouvelables, un mode de chauffage autre que l’électricité, peu d’appareils électriques, ventilée, matériaux de construction respectueux des ressources terrestres, minimisant les champs électromagnétiques.
En bref bien différent de mon logis actuel. Mais cette maison n’est –elle pas en fait un rêve bulle de mousse ?

Coopératif, ils le disent, je vais leur demander en quoi. C’est le crédit coopératif qui a lancé le prêt éco habitat. Pas mal si vous répondez à certains critères, facile pour un créatif culturel ! mais le montant ne dépasse pas quelques milliers d’euros ; enfin c’est un début et la course au prêt ne fait que commencer. Je n’en suis pas là, pas même dans les starting block, pas pressé, la low attitude !, juste en ballade d’observation. Et là on peut aller jeter un coup d’œil au site www.ideesmaison.com le guide de la maison saine et des économies sans trop de risques de se perdre.


Avant de partir du salon écobat ; je ne voulais pas manquer d’acheter quelques revues et c’est la maison écologique qui présentait un dossier sur la construction bois qui a attirée ce qui me restait d’attention.

Ça y est les infos pêchées, il fallait faire une pause au stand massage afin de bien décompresser de la journée et de cette tension née d’une question émergente de la sphère d’une éco-construction : 
au fait,  où je trouve l’énergie pour me réaliser ?

Par laetitia - Publié dans : jardin
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Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /Avr /2008 16:16
Un livre qui lie...

voilà un livre à lire si la réponse de cause à effet au je pense donc je suis, ne vous satisfaisait pas!

 

Certes ce serait plus confortable parfois de ne pas savoir ! justement…l’inconfort vient souvent du trop usité, du pas rafraîchit et du tourner rond, où il n'y a plus personne.

 

Un livre qui parle de personne. Pourquoi en parler alors ?

Je suis parait-il une personne, et pourtant il n’y a personne qui puisse me dire qui je suis.

Ou encore, chacun peut dire ce qu’il veut de ma personne et je ne peux dire à personne qui il est ?

 

Une notion bien étrange. De là à être étrangère à ma propre personne ?

 

Il me faut alors un guide, une sorte de papyrus du labyrinthe, une trame que je file comme Ariane, pour me sortir vainqueur de l’animal, celui qui n’est pas responsable.  

Encore une fois, les prisons dorées valent mieux que de dangereux horizons ; à qui comme moi, est un peu peureux J

 

Voilà pourquoi un peu d’histoire, un peu de mémoire, vont bercer mes craintes du futur en retroussant l’espoir de ne plus me cogner aux mêmes certitudes.

 

Ce livre ouvre sur le passé. Celui de l’histoire de la notion de personne,

et l’histoire est vaste comme un espace nouveau dans lequel me mouvoir.

 

Partir en grèce, c’est faire le détour par le soleil de l’ouest et réchauffer les mythes, les religions de ces hommes tirés du clan, du totem par lequel on se nommait, pour tomber les masques, faire son cinéma ou plutôt son théâtre et sculpter la personnalité, l’empreinte d’un collectif.

 

C’est l’histoire de la montée de l’individu, du système féodal à l’humanisme de la renaissance et la philosophie des lumières, en passant par la déclaration des droits de l’homme.

 

Dans un style clair et incisif, l’auteur pose le cadre.

 

Puis vient le moment où la personne de l’ouest à besoin de se construire de l’intérieur, et devenir une personne du point de vue psychologique. un moi ? et ce sont les mouvements de développement personnel qui sont présentés ; carl Rogers, le personnalisme d’emmanuel Mounier, le mouvement du potentiel humain...
 

A l’heure où la nébuleuse de ces tendances tend à tout engloutir, un peu de relief et de compréhension font du bien.

 

Puis ce sera  l’exposé de la notion de personne à travers les religions et la question éminente des personnes divines ; Dieu est-ce une personne ? avec la reverse, la personne humaine peut-elle rejoindre Dieu dans une expérience ? c’est ce que révèle l’expérience des mystiques à travers  maitre eckhart ou les béguines du XII siècle.

 

L’auteur interroge, et c’est auprès de l’orient qu’il poursuit son exploration. Dans les tréfonds de l’indouisme, la personne est bien considérée mais comme une illusion ! où seule la méditation qui permet de voir fonctionner son esprit, permet de s’en délivrer. Nous croyons faussement être quelqu’un d’autre, rapporte l’auteur, alors que nous ne sommes pas autres que Brahman. Voilà que ça se prend de la hauteur du coté du soleil qui se lève.

Tout comme le bouddhisme, la critique est bien celle de l’EGO, un petit moi égoïste, hypertrophié.

C’est alors un message d’espoir, celui de nous croire séparé. A tourner rond dans des identifications successives, nous avons oublié d’où l’on venait…

 

La dernière partie de l’ouvrage est consacrée au rappel d’un espace intermédiaire –ni ange, ni bête. Cet espace prend forme dans un mouvement d’études, de recherches et d’expériences que l’on appelle transpersonnel ; ce qui dépasse la personne.

 

 L’auteur rappelle l’histoire de ce mouvement, et ses avancées bien vivantes en France et à travers le monde. Une nouvelle ère ? en tout cas, des pistes de réflexion et d’engagement pour nous les personnes qui l’habitons, ce monde à développer.


Du développement personnel au transpersonnel,Marc Alain Descamp, ed Alphée 2008
www.europsy.org/marc-alain

Par laetitia - Publié dans : santé
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