Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /Déc /2009 23:56

arbresoleil.jpg    et oui tout arrive... même un article sur les bienfaits de la méditation, dans le journal le "quotidien du Medecin" , bientôt en ligne pour tout le monde...

de très belles fêtes en touchant, goutant, saisissant , le moment après moment
puis tout relâcher,
s'entrainer ?


fleur-design-copie-1.jpgle 5 janvier et 12 janvier information/atelier, le 19 janvier 2010 début du cycle  - petits groupes, places limitées -
réservation:
cyclemindfulness@gmail.com
Par laetitia
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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 22:13
 
baniere-couche-soleil.jpg


article en bref : Quelques 250 hôpitaux et cliniques à travers le monde proposent la méditation comme outil thérapeutique. C’est le cas du Centre ÉPIC, à l’Institut de cardiologie de Montréal, qui offre des ateliers à ses patients depuis 5 ans. P
our le Dr Robert Béliveau «On vit dans une culture qui stimule constamment le système nerveux sympathique, le système qui nous aide à repérer les situations de danger, de menace, de risque, et qui nous prépare à l’action, soit à la fuite, soit à la bagarre. Quand on conçoit ce risque, les muscles se tendent, le système cardiaque s’accélère, la tension augmente. Que cette menace soit réelle ou imaginaire, la même réaction va se produire. On a un accélérateur, mais on oublie de peser sur le frein!  poursuit le médecin. La méditation agit comme un frein"



video.jpgÉmission du 5 novembre 2009 - Télé-quebec CANADA, 
voir un extrait du documentaire 15mns 

la dépression, selon l'OMS, d'ici 2020 sera le 2ème maladie la plus invalisante !
l'âge moyen est de 35 ans et il diminue tous les ans.

 


Méditer plutôt que ruminer
- etude et Recherche

Depuis plusieurs décennies, de très nombreux chercheurs se sont penchés sur les effets de la méditation sur la santé mentale, et les résultats sont plus que convaincants.
 

vinent-paquette.jpg   Vincent Paquette,  chercheur en neuropsychologie à l’Université de Montréal, est l’un d’entre eux. Il a réalisé une étude sur les effets de la méditation chez une trentaine de personnes souffrant de dépression majeure; les résultats ont été publiés dans la revue scientifique International Review of Psychiatry en 2009.

La méditation est une technique qui vise la capacité à ne pas se laisser prendre dans la chaîne des idées de ruminations, la chaine qui amène une idée, qui amène une idée, qui amène une idée… En diminuant l’activité du cerveau, on réduit la quantité de ruminations, et la personne peut retrouver un état qui est beaucoup plus normal.»

Claude Guimont, diagnostiqué maniaco-dépressif, a été l’un des participants à l’étude de Vincent Paquette. Depuis trois ans, il ne prend plus aucune médication et n’a fait aucune rechute. «J’ai eu le bonheur de participer à une expérience qui m’a permis de reprendre la maîtrise de mes pensées, témoigne-t-il. On est dépressif parce qu’on pense à des choses très nocives. Je suis passé d’un extrême à l’autre, d’une grande noirceur à un soleil sans nuages. Des années enfermé dans une cave, sans lumière. Maintenant, je suis en train de choisir la maison avec les grandes fenêtres dans laquelle je vais vivre.»


Zen pour tous?


pour Matthieu Ricard, membre d'honneur de l'ADM : «Tout le monde a un esprit. Tout le monde peut constater que cet esprit ne fonctionne pas de façon optimale et peut remédier à certains des facteurs qui troublent cette paix intérieure : un déséquilibre émotionnel, des ‘toxines mentales’ comme l’agressivité, l’obsession, l’envie, l’arrogance... Tout le monde aspire à un meilleur état d’être, à plus de sérénité. Qui n’aspire pas à cela? L’entraînement de l’esprit concerne toute personne qui a un esprit.»

gérer son stress par la méditation est une question d’apprentissage, d’entraînement… et de discipline. Au programme : de 20 à 30 minutes par jour pendant quelques semaines. Tranquillement, les bienfaits se feront ressentir; le cerveau est un muscle qu’on entraîne comme d’autres.  

 


Ressources

Jon Kabat-Zinn, L’Éveil des sens, Les arènes, coll. « Documents », Paris, 2009, 450 p

Matthieu Ricard, L'art de la méditation, NIL éditions, 2008, 154 p

Centre ÉPIC : http://www.icm-mhi.org/fr/centre-epic-patients.html

 

fleur designréunion d'information Cycle janvier 2010 - MIndfulness MBCT, le mardi 5 janvier, 19H, 22H, paris 10 cyclemindfulness@gmail.com









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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 00:52


en bref : l'enjeu est de taille. Si l'université s'intéresse aux effets de la mindfulness, alors pourra se dispenser un enseignement sur ces méthodes aux futurs étudiants qui à leur tour se formeront à ces pratiques et en feront bénéficier leurs patients et leurs proches.



écriture

la Mindfulness au journal de France 2


2009 - une thèse de doctorat sur la Mindfulness
à l'Université de Grenade


titre du travail universitaire « entraînement mental basé sur l’attention pour améliorer l’anxiété et la dépression chez les professeurs de secondaire »



 Une thèse de doctorat réalisée à l’Université de Grenade démontre l’efficacité de la

  mindfulness. Ce protocole d’autorégulation émotionnelle aiderait à combattre les maladies psychologiques comme l’anxiété, la dépression, ou les problèmes de santé, très présents chez les professeurs du secondaire;

Cette recherche a analysé les mécanismes psychophysiologiques associés à la mindfulness, tout en vérifiant l’efficacité du programme d’entraînement comme instrument d’autorégulation émotionnelle.

Ce travail, mené à bien par M. Luis Carlos Delgado Pastor et dirigé par le professeur Jaime Vila Castellar, du Département de Personnalité, Évaluation et Traitement psychologique, a vérifié l’efficacité de l’entraînement dans des habiletés mindfulness sur deux populations à caractéristiques définies : un échantillon de 20 jeunes filles hautement préoccupées ( rumination, stres++) et un groupe de 25 professeurs d’enseignement secondaire.

Améliorations chez les deux groupes
l’entraînement mental à la Mindfulness ( pleine conscience) réalisé, aussi bien les jeunes filles à préoccupation chronique ( rumination) que chez les professeurs,  a amélioré les signes subjectifs de l’anxiété, la dépression, la préoccupation, les plaintes de santé et la régulation émotionnelle, ainsi que certains signes psychophysiologiques comme,des variables cardiaques, musculaires et respiratoires.

M. Delgado Pastor signale que, vu les résultats obtenus, « l’efficacité de l’entraînement dans des habiletés mindfulness comme instrument d’autorégulation émotionnelle, la prévention du stress chez les professeurs et les élèves, ainsi que la facilité du processus enseignement-apprentissage », a été démontrée.


Référence : Luis Carlos Delgado Pastor. Département de Personnalité, Évaluation et Traitement psychologique de l’Université de Grenade.

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fleur design ateliers du 13 décembre et du 5 janvier 2010  ( préparation au cycle de janvier 2010
information email 
cyclemindfulness@gmail.com
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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /Nov /2009 20:31



en bref : l'attention est sélective et elle s'entraine, comme un muscle. Nous portons tous, toujours, attention à quelque chose, bien souvent à l'environnement. C'est ce qui nous permet d'agir et de réagir, d'être en relation. l'exercice qui suit, montre ce qui, dans le programme Mindfulness procure du bénéfice, celui de pouvoir sortir des automatismes ( la spirale descendante du stress) et choisir de nouveaux comportements ,en élargissant notre champs attentionnel.


Voilà qui pourrait bien être une introduction au programme Mindfulness de Jon Kabat Zinn. D'ailleurs c'est lui même qui l'a présentée lors de sa conférence à la mutualité en juin dernier.


Qu'est-ce que l'attention? pourrait bien être la question.
alors prêt pour ce petit exercice ?

1. il s'agit de regarder la video en vous concentrant sur les personnes en tee shirt blanc et comptez le nombre de passe du ballon

allez à vous de jouer ! soyez bien attentif...
seulement après lisez la suite de l'exercice

voir la vidéo 








2. alors? combien de passes pour les tee shirt blancs?
voyons.... vous en etes bien sûr?

revoyons ensemble la video mais maintenant portons toute notre attention sur les personnes en tee shirt noir et comptons le nombre de passes du ballon, vous voulez bien?

revoir la video

tiens! ça alors! vous avez vu aussi !  l'aviez vous remarqué dans la première étape? pourtant difficile de ne pas le voir ce tout noir qui joue au singe devant la caméra!

et oui, l'attention sélectionne. ce que nous cherchons, nous le trouvons!? mais à l'inverse nous avons exclu au stade 1. de l'exercice,  ce qui n'était pas blanc, c'est  à dire une bonne partie du champs perceptif et pas le moindre ce Gorille!

quel rapport avec la pleine conscience et les états émotionnels ou les comportements?

- on peut se poser la question de la différence entre l'attention et la pleine conscience?
- et si l'on s'en tient à la distinction pour l'attention entre processus automatiques et processus conscients et contrôlés, on pourrait se demander ce qui dans nos vie relèvent de choix ou d'habitudes?

ce que nous voulons changer, et ce qui se fait à notre insue...


fleur designune partie des réponses lors de la présentation du programme Mindfulness ;
mise en pratique et questionnements dans les
ateliers du 13 décembre et du 5 janvier 2010
( préparation au
cycle de janvier 2010) information email cyclemindfulness@gmail.com







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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /Nov /2009 00:47



en bref :  la pleine conscience ou Mindfulness est une attitude qui réduit la composante cognitive de l'anxiété et du stress : désapprendre c'est à dire observer, lever les automatismes des schémas de pensées en boucles et les réactions émotionnelles aux conséquences négatives. Le programme Mindfulness permet  alors de s'entrainer par des exercices sur les sensations anxieuses, de trouver des solutions pour faire face au lieu d'éviter, de se décentrer par rapport aux patterns ruminatifs, et reconnaitre les signes précoces de mal-être. Agir sur le comportement en prenant en compte , en acceptant, les symptômes, les sensations physiques et émotionnelles inconfortables.




Dans un artcile Guido Bondolfi , médecin aux hopitaux de Genève, aborde l'approche mindfulness ou pleine conscience en questionnant l'utilité de la pratique dans différentes situations cliniques et notamment avec les troubles anxieux.

 

L'auteur nous rappelle que plusieurs approches thérapeutiques intégrant la pratique de la méditation (Mindfulness Based Stress Reduction MBSR; Dialectical Behavior Therapy ; Mindfulness Based Cognitive Therapy MBCT) ont été évaluées sur l'impact positif de la pleine conscience dans – les douleurs chroniques, les troubles alimentaires ainsi que des problèmes psychosomatiques tels que le psoriasis et la fibromyalgie ( pour une revue exhaustive voir Baer, 2003)
                                                                                                              

 

volcan.jpg  Le psychiatre s'intéresse plus particulièrement aux réactions de stress, d'anxiété ou de rechutes dépressives.  L'article passe en revue quelques uns des mécanimes que l'on connait bien en thérapie cognitivo-comportementale, jouant un rôle dans l'efficacité des exercices mindfulness. Nous les décrivons succinctement ici:

 

L’exposition, ou l'observation soutenue des sensations anxieuses, permet de réduire les réactions émotionnelles, de mieux tolérer les états négatifs en y faisant face, plutôt que de les éviter ce qui déclenche des comportements mal adaptés ( Linehan, 1993)

 

 
La restructuration cognitive et la décentration
modifiant le contenu des « patterns » cognitifs, et l’attitude envers les pensées, apporte chez le sujet souffrant une meilleure gestion de sa douleur et une amélioration subjective de sa qualité de vie. Une attitude de décentration vis-à-vis des patterns ruminatifs, influant dans les rechutes dépressives, est entrainée par la pleine conscience (Teasdale et al., 1995).

 

La pratique de la pleine conscience pourrait faciliter alors l’autogestion
des difficultés
en améliorant la reconnaissance précoce
des premiers signes d’une problématique clinique.

 



Dans l'ensemble les programmes thérapeutiques ayant recours à la pratique de la pleine conscience pour soigner différents troubles émotionnels, mettent tous l’accent sur
 l’importance de l’acceptation des symptômes, des sensations physiques ou émotionnelles inconfortables (douleur, pensées négatives, etc.), sans les modifier, ni les éviter.

Le protocole mindfulness propose ainsi par étapes d'entrainer cette « acceptation » en y découvrant les bénéfices secondaires ou qualité de relation à soi-même .



En effet rappelons qu'une attitude caractéristique de la pleine conscience ou mindfulness est celle d'accepter ce qui se présente en terme de sensations corporelles ou d'émotions particulières, moment après moment; « porter son attention d'une manière particulière, délibérément, au moment présent sans jugement de valeur »(Kabat-Zin, 1994)

 



 

C'est l'attitude développée par la pleine conscience ( observer sans jugements ce qui se déroule dans le corps) qui réduirait la composante cognitive de l'anxiété - se faire du souci, ruminer, ne pas tolérer l'incertitude...

 

La pleine conscience invite la personne à se focaliser sur le moment présent et le corps, plutôt que de réagir aux inquiétudes pensées et ruminations (Roemer et Orsillo, 2002). voir le reportage Quebecois 
 

 

pour le Stress ou les ruminations anxieuses,  90 % des mêmes exercices d'entainement à la pleine conscience dans les programmes

et 100% d'une volonté commune de soulager nos états d'âmes*

 

  

 

 d'après l'article dans Santé mentale au Québec, 2004, XXIX, 1, 137-145 "Les approches utilisant des exercices de méditation de type « mindfulness » ont-elles un rôle à jouer ?"  

Références

 

LINEHAN, M., 1993, Cognitive-behavioral Treatment for Treating Borderline Personality Disorders, Guilford Press, New York.

TEASDALE, J. D., SEGAL, Z. V., WILLIAMS, M. G., 1995, How does cognitive therapy prevent depressive relapse and why should attentional control (mindfulness training) help ?, Behaviour Research and Therapy, 33, 25- 39.
CHRISTOPHE A*. les états d'âmes un apprentissage de la sérénité ed odile jacob 2009

 

 * Guindo Bondolfi,  médecin-adjoint agrégé, responsable de secteur, Hôpitaux universitaires de Genève,

Département de psychiatrie, Service de psychiatrie adulte, Genève.

 Nouveau ! les conférences de J.Kabatt Zinn, lors de son passage à Paris en juin 2009

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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /Nov /2009 12:19




"la dépression est un état de stress dans lequel ni fuite, ni réaction n'a été possible" .... david Servan Schreiber


voir la video 


Et retour en images sur le rencontre de Bruxelles du 23 octobre 2009
"regards croisés sur la pleine conscience"

 avec le psychiatre christophe André,   

le psychologue des émotions P. Philippot 


le moine mathieu Ricard,   



et le thérapeute thierry Janssen,


voir les photos



  fleur designatelier de pratique et d'initiation le 13 décembre 2009, 10H30/13H paris
inscription et renseignement:
cyclemindfulness@gmail.com - cycle Mindfulness 8 semaines, janvier 2010

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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /Août /2009 13:34

  

Prochain cycle Mindfulness  janvier 2010 - atelier d'introduction le 13 decembre
fleur design  cf 
AGENDA du blog 


Quelques références sur la Mindfulness depuis votre souris d'ordinateur

une  VIDEO grand public d'un média télé 

un extrait du libre de J. Cottraux sur TCC et la troisième vague des thérapies émotionnelles; sur la Mindfulness
une VIDEO la conférence de Jon kabatt Zinn sur la Mindfulness, en anglais et 60mns  

une VIDEO du Pr pierre philippot    de l'université de louvain en Belgique, spécialiste des troubles émotionnels et MBCT



un TRAVAIL d'ANALYSE sur le livre en français de JKZ " au coeur de la tourmente"
xavier Briffault  chargé de recherche au CNRS et spécialiste en santé mentale et dépression, pose la question de l'ambiguité entre les terme guérir et soigner et les approches Mindfulness.
attention  en effet à ne pas se perdre dans les racourcis ! 



 vous n'allez pas en effet guérir des douleurs en tt genres ! c'est moi qui rajoute, peut-être soigner au sens de prendre soin d'elles, de vous, de ces émotions perturbantes, peurs, tristesse, colère... et après? justement c'est en marche ! et à plusieurs le coeur plus élan,

L'auteur souligne la difficulté des études scientifiques à mesurer des facteurs stables sur ces  approches. Quid alors des résultats à effets d'annonce?

La dernière partie du travail rappelle - de façon empirique et subjective - l'étroite implication  entre  l'efficacité de ces pratiques et de ce celui/celle qui les enseigne. l'auteur fait appel à la vigilance aussi dans ce domaine. "Come to your senses. c’est bien. But keep you mind, ça peut toujours servir." conclue X. Briffault.



 prochain cycle sur paris   - janvier 2010, réunion Atelier d'information 13 decembre
et ateliers les 8 et 11 nov. inscription cyclemindfulness@gmail.com

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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /Juin /2009 23:32
 

  Une semaine de conférences autour de la méditation   + video en fin d'article

 

A ceux qui n'étaient pas à la Mutalité ce 10 juin dernier pour écouter Jon kabatt Zinn parler de la méditation dans le domaine de la santé1, et de son nouveau livre2, voilà quelques lignes qui reprennent cette intervention.

 

Il était tant, que médecins et psychologues cognitifs s'accordent enfin sur le bienfaits de la méditation. Le courant du Transpersonnel n'a certes pas attendu pour promouvoir les états modifiés de conscience, mais les structures de santé, comme l'hôpital ou les centres médicaux psychologiques, ont eux, plus de réticence sur ces pratiques; ils leur faut des preuves, des études, des résultats.... reste que...

 

ouf ! chose faites,

 



en effet, c'est ce que le médecin Jon kabatt Zinn - et son équipe, fait depuis 30 ans aux EU. Ce chercheur en biologie médicale et praticien de méditation, intègre depuis 1979 la méditation dans un programme de soins scientifiquement contrôlable et hors de tout crédo religieux.

C'est le secret de la méthode!

Rien à envier donc à la méditation classique Vipassana, l'objet est bien la pleine conscience ou Mindfulness :

 

Etat de conscience qui résulte du fait de porter son attention, intentionnellement, au moment présent, sans juger, sur l’expérience qui se déploie moment après moment"Kabat-Zinn, 2003

 

Outre le déjà vu pour les praticiens de méditation, l'accent est mis pour les professionnels de la santé concernés, sur « une médecine participative qui conduit le patient à s'engager personnellement »3 Ce qui pourrait bien être perçu dans le milieu médical, comme un vent de positivité venu outre atlantique!

 

le programme MBSR – mindfulness based stress reduction- a fait ses preuves pour accompagner le quotidien de millier de patients dans plus de 250 hopitaux et clinique dans le monde.

 

En France?

 

Quelques services hospitaliers d'avant garde, comme l'unité du Pr. Dudoit à l'hopital de Marseilles, la Timone ou encore le Dr Christophe André à l'hopital St Anne, ou le Dr Rosenfeld à Lyon. Ces initiatives restent peu nombreuses et trop parcellaires mais sont appelées à se multiplier et il ne serait pas surprenant de voir fleurir la pratique de méditation dans les structures de santé .

 

Revenons sur le programme de méditation justement. Qu'apprend t-on?

 

Une pratique de 8 semaines est proposée au patient avec un engagement de 45 mns quotidien. Autant dire, qu'il faut être motivé!

 

L'objectif est de centrer son attention sur les sensations dans le corps, les impressions, les émotions et enfin les pensées par des exercices formels ( scan corporel, meditation assise, méditation marché, exercices d'étirement physique) et des exercices informels. Cette centration doit aider à dégager les automatismes ou énergies d'habitudes, à rendre conscient les pensées parasites et émotions perturbatrices.

 

Rien de nouveau donc, juste des exercices bien cadencés, une méthodologie rigoureuse et des propositions pour développer des habiletés cognitives. On parle d'attention , de vigilance et de régulation émotionnelle, de cerveau droit, gauche etc.... s'appuyant sur les données en neurophysiologie du cerveau, qui apportent aujourd'hui des précisions sur l'activation préférentielle du cerveau d'un méditant dans les zones de synchronisation hémisphériques, ce qui favoriserait la fameuse plasticité cérébrale, nécessaire pour la transformation des conditionnements.

On pourrait s'assouplir en vieillissant!?

 

En attendant et concernant certains troubles, les études sur le psoriasis4 apportent un résultat de guérison 4 fois plus rapides pour les pratiquants de seulement quelques minutes de méditation par jour, le programme MBSR a démontré par ailleurs une réduction de moitié des symptômes de l'anxiété, ou encore des douleurs chroniques... les chiffres ont parlé ?( lire le travail d'analyse du lire  "au coeur de la tourmente" de X. Briffault) , reste à faire ses preuves par l'expérience directe de patients en demande.

 

Fort de ces résultats, le programme a été adapté pour la prévention des rechutes dépressives MBCT mindfulness cognitive based therapy - qui réduierait de moitié le risque d'une rechute dépressive après trois épisodes . D'autres adaptation sont en cours et à l'étude, comme la prévention des rechutes alcooliques, ou encore l'accompagnement du traitement de patients bipolaires.

 

Loin d'être une panacée, la méditation et notamment le programme mindfulness de JKZ5, propose quelques outils de soutien face aux vicissitudes de la vie, une hygiène pour la santé – se laver la tête comme on se lave le corps ou les mains- hygiène qui intègre des pratiques dont les effets seraient mesurables, avec une expérience directe de se sentir relié à ce quelque chose de subjectif qu'il serait bien hâtif de dénommer.

 

laetitia Veyron

psychologue cognitive


nouveau voir les videos

 

conférenceJon Kabatt Zinn à st anne " mindfulness et neuroscience"
à la mutualité " medecine, mindfulness et société"
sur douleur chronique et cancer


1Événement coordonné par l'Association pour le developpement de la Mindfulness - ADM

www.association-mindfulness.org

2. l'éveil des sens, vivre l'instant présent grâce à la pleine conscience , Jon Kabatt Zinn ed les arênes

3Jon kabatt Zinn, in psychologie magazine PP138

4liste des études en anglais disponible et références sur Mindfulness et santé  dans « psychologie magazine, juin 09 PP 138 »

5Au coeur de la tourmente de jon kabatt zinn, de Boeck, 2009 

l'AGENDA

prochain groupe de pratique Mindfulness

 

atelier le 20 juillet 2009, paris
cycle d'automne à partir du 22 septembre 2009 ( réunion d'information) , paris 10ème
 

 information  et réservation:  
cyclemindfulness@gmail.com

 

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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /Juin /2009 11:56

Evènement organisé et diffusé par l'Association pour le développement de la mindfulness  (ADM)

 

à l'occasion de la sortie de deux ouvrages fondateurs de la pleine conscience, l'ADM accueille Jon Kabat-Zinn 

  • "Au coeur de la tourmente, la pleine conscience" (De Boeck), traduction de "Full Catastrophe Living" de Claude Maskens. Cet ouvrage reprend intégralement et commente le programme de réduction du stress basée sur la pleine conscience, MBSR. Cette approche invite à utiliser la sagesse du corps et de l'esprit face au stress, à la souffrance, à la douleur et à la maladie.
  • "L'éveil des sens" (Les Arènes), traduction de "Coming to our senses".

Jon Kabat-Zinn donnera une conférence de 12h30 à 14h30 sur le thème "La Mindfulness appliquée à la médecine, la santé, et la société".

Jon Kabat-Zinn sera présenté par Christophe André, médecin psychiatre et psychothérapeute à l'hôpital Sainte-Anne à Paris. Son dernier livre s'intitule "Les états d'âmes - Un apprentissage de la sérénité".

Jon Kabat-Zinn, Ph.D., est un scientifique, un écrivain et un enseignant de méditation. Il est professeur émérite à la Faculté de Médecine de l'Université du Massachussets, où il a fondé (en 1979) et dirigé la Mindfulness-Based Stress Reduction (MBSR) Clinic (Clinique de Réduction du Stress), mondiallement connue. En 1995, il fonde le Center for Mindfulness in Medecine, Health Care, and Society.

Un atelier de pratique de 9h30 à 11h30 précédera la conférence. Il sera animé par Danielle Levi Alvares, formatrice qui travaille à ses côtés depuis de nombreuses années et auteure de "La Réparation" (Lattès, 2003). Danielle Levi Alvares est l'ancienne directrice, sous la tutelle de Jon Kabat-Zinn et du Centre Médical de l’Universite du Massachusetts, du programme MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction) a la Family Health and Social Services Center de Worcester.  Elle enseigne au Mexique, aux Etats-Unis et en France a la fois le MBSR et d’autres séminaires de méditation vipassana.

Si Jon Kabat-Zinn n'est pas retenu par un rendez-vous avec les médias, Jon Kabat-Zinn viendra personnellement animer cet atelier. 

La venue de Jon Kabat-Zinn suscite un grand enthousiasme, et l'atelier et la conférence qu'il donnera le 10 juin rencontrent un vif succès. Afin de pouvoir accueillir toutes les personnes souhaitant être présentes, nous avons pu trouver une nouvelle salle, beaucoup plus grande.

L'atelier et la conférence de JKZ du 10 juin prochain se dérouleront donc à la Maison de la Mutualité.

  • Adresse: 24, rue Saint-Victor - 75005 Paris
  • Parking à proximité
  • Métro : Maubert Mutualité - Cardinal Lemoine
  • RER : B
  • Gare SNCF la plus proche : Montparnasse

atelier le 20 juillet 2009, paris
prochain cycle à partir du 22 septembre 2009 , paris


prochain groupe de pratique,  information :  
cyclemindfulness@gmail.com
et encore, consulter le site
association pour le développement de la Mindfulness
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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 23:13
 

Publié le 21/08/2008 - N°1875 journal « Le Point »

De plus en plus de psychiatres et de médecins font appel aux techniques de méditation, au coeur de la pratique bouddhiste, pour aider les malades à vaincre une dépression, supporter la douleur ou éviter une rechute.

Par Sophie Coignard

 

AFP

«L a souffrance est partout, et la souffrance n’est pas désirable. » Voilà, en très, très résumé, le constat de base qui a présidé au mariage des sciences cognitives et du bouddhisme. Que ce soit à Boston, à Toronto, à Genève, à Maastricht ou même à Châteauroux, la méditation sous diverses formes a été adoptée par des psychiatres, mais aussi par des médecins confrontés à la douleur physique et morale de patients atteints de graves maladies. Le succès sort aujourd’hui cette étrange alliance de la marginalité dans nombre de pays, mais pas en France, particulièrement à la traîne. La patrie de Descartes serait-elle rétive à la spiritualité venue d’Asie ?

Pas entièrement. Christophe André, psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne à Paris, a introduit la méditation dans sa pratique pour prévenir les rechutes dépressives. « Il s’agit, explique-t-il, d’apprendre à garder son esprit ici et maintenant. Au début, c’est très difficile, car les pensées basculent dans l’anticipation, le jugement de valeur ou l’introspection. Or il faut apprendre à ne pas laisser s’enchaîner un cycle de pensées. C’est un outil assez troublant mais efficace, qui permet non pas de supprimer les pensées négatives, mais de les regarder et de les arrêter. » Claude Penet, psychiatre à Châteauroux, a pour sa part commencé à pratiquer la méditation dans une démarche de recherche personnelle avant d’en proposer les techniques à ses patients : « Je ne m’étends pas trop sur l’aspect méditation bouddhiste, dit-il. Car la seule chose qu’ils demandent, c’est l’apprentissage d’exercices qui leur permettent de maîtriser leurs émotions négatives. »

En tout cas, il ne s’agit ni d’une mode universitaire ni d’une toquade de quelques leaders d’opinion. Les grands pionniers viennent des Etats-Unis et ont démarré il y a près de trente ans. Mais, aujourd’hui, les progrès de l’imagerie médicale ont permis de montrer de manière certaine que la méditation modifie le fonctionnement du cerveau. Mieux : les moines tibétains, par exemple, présentent des particularités intrigantes lorsque leur cerveau est examiné de près : la zone associée aux émotions comme la compassion manifeste une activité beaucoup plus grande que chez le commun des mortels. C’est l’université de Madison, dans le Wisconsin, qui, sous l’impulsion du psychiatre Richard Davidson, a publié le plus grand nombre d’articles scientifiques sur ce sujet.

Ainsi que l’indique Matthieu Ricard dans un livre à paraître le 6 septembre (« L’Art de la méditation », éditions Nil), « un nombre croissant d’études scientifiques indiquent que la pratique de la méditation à court terme diminue considérablement le stress (dont les effets néfastes sur la santé sont bien établis), l’anxiété, la tendance à la colère (laquelle diminue les chances de survie après une chirurgie cardiaque) et les risques de rechute chez les personnes qui ont vécu au moins deux épisodes de dépression grave. Huit semaines de méditation, à raison de trente minutes par jour, s’accompagnent d’un renforcement notable du système immunitaire [...] ainsi que d’une diminution de la tension artérielle chez les sujets hypertendus et d’une accélération de la guérison du psoriasis. L’étude de l’influence des états mentaux sur la santé, autrefois considérée comme fantaisiste, est donc de plus en plus à l’ordre du jour de la recherche scientifique. » Tous ces effets de la méditation sont documentés dans de grandes revues scientifiques internationales, comme le Journal of the National Cancer Institute ou le Journal of Behavioral Medicine.

Parmi les pionniers, tous américains, le plus impressionnant, par son cursus et par son charisme, est sûrement Jon Kabat-Zinn. Professeur émérite de médecine de l’université du Massachusetts, il a commencé à pratiquer la méditation quand il étudiait au MIT sous la direction du prix Nobel Salvador Luria. Spécialiste de biologie moléculaire, comme Matthieu Ricard, il s’est toujours intéressé au fonctionnement de l’esprit. En 1979, treize ans après ses premiers pas de méditant, il souhaite introduire cette pratique bouddhiste pour réduire la souffrance dans les pathologies graves. Peu à peu, il invente la MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction), un programme d’entraînement à la méditation en pleine conscience réalisable en huit semaines. Sa démarche est accueillie très favorablement au sein de l’hôpital : « Mes diplômes représentaient une garantie aux yeux de mes interlocuteurs, se souvient-il. Au début, j’occupais un tout petit espace et faisais mon secrétariat moi-même. On m’envoyait des autres services des personnes souffrant de cancers, de maladies cardio-vasculaires ou de douleurs postopératoires. J’ai développé ce programme en huit semaines et il a eu tant de succès qu’il a fallu que je forme des instructeurs. La plupart ne sont pas médecins. Le prérequis essentiel, en effet, est un engagement profond dans la méditation bouddhiste et une capacité à communiquer son essence universelle à des personnes qui n’ont aucun intérêt particulier pour le bouddhisme mais qui souffrent beaucoup. » A ce jour, 18 000 personnes ont suivi le programme de huit semaines, pratiqué dans plus de 200 hôpitaux. Le recours à la méditation bouddhiste permet de diviser par deux le risque de récidive après deux épisodes dépressifs sévères ou plus.

A l’université de Genève, le docteur en psychologie Lucio Bizzini, chargé du programme sur la dépression, utilise la MBSR ainsi que d’autres techniques proches, comme la MBCT (Mindfulness Based Cognitive Therapy) développée à l’hôpital de Toronto par le docteur Zindel Segal. « La méthode s’applique particulièrement aux dépressifs dits " ruminateurs", explique Lucio Bizzini. Il s’agit d’un programme assez exigeant qui nécessite, au début, une pratique d’une heure par jour, donc un investissement personnel très important. Mais l’objectif en vaut la peine, car les patients atteignent, comme le dit très bien Jon Kabat-Zinn, un instant décisif, celui où ils se trouvent " derrière la cascade", dans un espace où ils peuvent observer leurs pensées sans qu’elles les inondent. » Seul bémol, reconnu par tous, à commencer par Jon Kabat-Zinn : à cause de cet investissement nécessaire, les personnes qui suivent le programme de méditation MBSR sont sûrement les plus motivées, donc les moins susceptibles de rechuter.

Alors que tous ces médecins pratiquent quotidiennement la méditation avec conviction, aucun n’aurait l’idée de se définir comme bouddhiste. Parce que cela ne veut rien dire. « Le dalaï-lama est le seul chef religieux assez ouvert pour déclarer que si un jour la science remet en question un des aspects du bouddhisme il faudra en prendre acte », observe Christophe André. Sa sainteté, en effet, est férue de sciences : « La science et les enseignements de Bouddha nous parlent ensemble de l’unité fondamentale entre toutes les choses. »

Livres à consulter :

-« Mindfulness : apprivoiser le stress par la pleine conscience », d’Edel Maex, psychiatre à Anvers (de Boeck-Larcier, 2007).

- Segal, Z.V., Williams, J.M.G., & Teasdale, J.D. (2002). Mindfulness-based cognitive therapy for depression: A new approach to preventing relapse. New York: Guilford Press. La traduction française est publiée chez DeBoeck : Segal, Z.V., Williams, J.M.G., & Teasdale, J.D. (2006).La thérapie cognitive basée sur la pleine conscience pour la dépression. De Boeck.

-« Où tu vas, tu es », de Jon Kabat-Zinn (J’ai Lu, 2005). A paraître début 2009, deux autres ouvrages du même auteur : « Au coeur de la tourmente, la pleine conscience » (De Boeck-Larcier) et « Coming to our Senses » (Les Arènes).

-Site de l’association francophone sur la pleine conscience : www.ecsa.ucl.ac.be/mindfulness

mindfulness mode d'emploi

Claude Maskens, est psychothérapeute et enseignante de Yoga, par ailleurs traductrice des ouvrages de Jon Kabat-Zinn, enseigne à l'université de Louvain-la-Neuve, en Belgique, la méditation en pleine conscience. Voici un court résumé du déroulement de cet atelier de huit semaines, qui alterne exercices pratiques et partage de l'expérience.

Premier exercice : goûter un raisin sec en prenant conscience de toutes les dimensions sensorielles d'une telle action. Certains en éprouvent un sentiment de satiété.

Scan corporel : passer son corps en revue du gros orteil gauche à la racine des cheveux, afin de ne plus se trouver dans le « faire » mais dans l'« être ».

Yoga : s'imprégner de l'expérience du moment, d'instant en instant.

Assise : rester assis, en lotus ou sur une chaise, pour observer son souffle et son flux respiratoire. C'est une manière de prendre conscience de son fonctionnement, des multiples distractions qui interfèrent entre la réalité et soi.

Marche méditative, avec observation des pensées et des sentiments.

Tenue d'un calendrier des événements agréables (on en trouve en général peu) et désagréables (c'est nettement plus facile).

Communication : la consigne générale consiste à ne pas laisser les émotions et les préjugés parasiter la relation à l'autre.

Apprentissage de l'autonomie dans la méditation : chaque jour, il est demandé aux stagiaires de consacrer trois quarts d'heure à du travail à la maison. Réaction quasi unanime : « Je n'aurai pas le temps. » Lutter contre cette conviction, pour revenir au respect de soi et à une forme de liberté, fait partie de l'enseignement S. C.

Par laetitia - Publié dans : santé
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