santé

Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /Août /2009 13:34

  

Prochain cycle Mindfulness  janvier 2010 - atelier d'introduction le 13 decembre
fleur design  cf 
AGENDA du blog 


Quelques références sur la Mindfulness depuis votre souris d'ordinateur

une  VIDEO grand public d'un média télé 

un extrait du libre de J. Cottraux sur TCC et la troisième vague des thérapies émotionnelles; sur la Mindfulness
une VIDEO la conférence de Jon kabatt Zinn sur la Mindfulness, en anglais et 60mns  

une VIDEO du Pr pierre philippot    de l'université de louvain en Belgique, spécialiste des troubles émotionnels et MBCT



un TRAVAIL d'ANALYSE sur le livre en français de JKZ " au coeur de la tourmente"
xavier Briffault  chargé de recherche au CNRS et spécialiste en santé mentale et dépression, pose la question de l'ambiguité entre les terme guérir et soigner et les approches Mindfulness.
attention  en effet à ne pas se perdre dans les racourcis ! 



 vous n'allez pas en effet guérir des douleurs en tt genres ! c'est moi qui rajoute, peut-être soigner au sens de prendre soin d'elles, de vous, de ces émotions perturbantes, peurs, tristesse, colère... et après? justement c'est en marche ! et à plusieurs le coeur plus élan,

L'auteur souligne la difficulté des études scientifiques à mesurer des facteurs stables sur ces  approches. Quid alors des résultats à effets d'annonce?

La dernière partie du travail rappelle - de façon empirique et subjective - l'étroite implication  entre  l'efficacité de ces pratiques et de ce celui/celle qui les enseigne. l'auteur fait appel à la vigilance aussi dans ce domaine. "Come to your senses. c’est bien. But keep you mind, ça peut toujours servir." conclue X. Briffault.



 prochain cycle sur paris   - janvier 2010, réunion Atelier d'information 13 decembre
et ateliers les 8 et 11 nov. inscription cyclemindfulness@gmail.com

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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /Juin /2009 23:32
 

  Une semaine de conférences autour de la méditation   + video en fin d'article

 

A ceux qui n'étaient pas à la Mutalité ce 10 juin dernier pour écouter Jon kabatt Zinn parler de la méditation dans le domaine de la santé1, et de son nouveau livre2, voilà quelques lignes qui reprennent cette intervention.

 

Il était tant, que médecins et psychologues cognitifs s'accordent enfin sur le bienfaits de la méditation. Le courant du Transpersonnel n'a certes pas attendu pour promouvoir les états modifiés de conscience, mais les structures de santé, comme l'hôpital ou les centres médicaux psychologiques, ont eux, plus de réticence sur ces pratiques; ils leur faut des preuves, des études, des résultats.... reste que...

 

ouf ! chose faites,

 



en effet, c'est ce que le médecin Jon kabatt Zinn - et son équipe, fait depuis 30 ans aux EU. Ce chercheur en biologie médicale et praticien de méditation, intègre depuis 1979 la méditation dans un programme de soins scientifiquement contrôlable et hors de tout crédo religieux.

C'est le secret de la méthode!

Rien à envier donc à la méditation classique Vipassana, l'objet est bien la pleine conscience ou Mindfulness :

 

Etat de conscience qui résulte du fait de porter son attention, intentionnellement, au moment présent, sans juger, sur l’expérience qui se déploie moment après moment"Kabat-Zinn, 2003

 

Outre le déjà vu pour les praticiens de méditation, l'accent est mis pour les professionnels de la santé concernés, sur « une médecine participative qui conduit le patient à s'engager personnellement »3 Ce qui pourrait bien être perçu dans le milieu médical, comme un vent de positivité venu outre atlantique!

 

le programme MBSR – mindfulness based stress reduction- a fait ses preuves pour accompagner le quotidien de millier de patients dans plus de 250 hopitaux et clinique dans le monde.

 

En France?

 

Quelques services hospitaliers d'avant garde, comme l'unité du Pr. Dudoit à l'hopital de Marseilles, la Timone ou encore le Dr Christophe André à l'hopital St Anne, ou le Dr Rosenfeld à Lyon. Ces initiatives restent peu nombreuses et trop parcellaires mais sont appelées à se multiplier et il ne serait pas surprenant de voir fleurir la pratique de méditation dans les structures de santé .

 

Revenons sur le programme de méditation justement. Qu'apprend t-on?

 

Une pratique de 8 semaines est proposée au patient avec un engagement de 45 mns quotidien. Autant dire, qu'il faut être motivé!

 

L'objectif est de centrer son attention sur les sensations dans le corps, les impressions, les émotions et enfin les pensées par des exercices formels ( scan corporel, meditation assise, méditation marché, exercices d'étirement physique) et des exercices informels. Cette centration doit aider à dégager les automatismes ou énergies d'habitudes, à rendre conscient les pensées parasites et émotions perturbatrices.

 

Rien de nouveau donc, juste des exercices bien cadencés, une méthodologie rigoureuse et des propositions pour développer des habiletés cognitives. On parle d'attention , de vigilance et de régulation émotionnelle, de cerveau droit, gauche etc.... s'appuyant sur les données en neurophysiologie du cerveau, qui apportent aujourd'hui des précisions sur l'activation préférentielle du cerveau d'un méditant dans les zones de synchronisation hémisphériques, ce qui favoriserait la fameuse plasticité cérébrale, nécessaire pour la transformation des conditionnements.

On pourrait s'assouplir en vieillissant!?

 

En attendant et concernant certains troubles, les études sur le psoriasis4 apportent un résultat de guérison 4 fois plus rapides pour les pratiquants de seulement quelques minutes de méditation par jour, le programme MBSR a démontré par ailleurs une réduction de moitié des symptômes de l'anxiété, ou encore des douleurs chroniques... les chiffres ont parlé ?( lire le travail d'analyse du lire  "au coeur de la tourmente" de X. Briffault) , reste à faire ses preuves par l'expérience directe de patients en demande.

 

Fort de ces résultats, le programme a été adapté pour la prévention des rechutes dépressives MBCT mindfulness cognitive based therapy - qui réduierait de moitié le risque d'une rechute dépressive après trois épisodes . D'autres adaptation sont en cours et à l'étude, comme la prévention des rechutes alcooliques, ou encore l'accompagnement du traitement de patients bipolaires.

 

Loin d'être une panacée, la méditation et notamment le programme mindfulness de JKZ5, propose quelques outils de soutien face aux vicissitudes de la vie, une hygiène pour la santé – se laver la tête comme on se lave le corps ou les mains- hygiène qui intègre des pratiques dont les effets seraient mesurables, avec une expérience directe de se sentir relié à ce quelque chose de subjectif qu'il serait bien hâtif de dénommer.

 

laetitia Veyron

psychologue cognitive


nouveau voir les videos

 

conférenceJon Kabatt Zinn à st anne " mindfulness et neuroscience"
à la mutualité " medecine, mindfulness et société"
sur douleur chronique et cancer


1Événement coordonné par l'Association pour le developpement de la Mindfulness - ADM

www.association-mindfulness.org

2. l'éveil des sens, vivre l'instant présent grâce à la pleine conscience , Jon Kabatt Zinn ed les arênes

3Jon kabatt Zinn, in psychologie magazine PP138

4liste des études en anglais disponible et références sur Mindfulness et santé  dans « psychologie magazine, juin 09 PP 138 »

5Au coeur de la tourmente de jon kabatt zinn, de Boeck, 2009 

l'AGENDA

prochain groupe de pratique Mindfulness

 

atelier le 20 juillet 2009, paris
cycle d'automne à partir du 22 septembre 2009 ( réunion d'information) , paris 10ème
 

 information  et réservation:  
cyclemindfulness@gmail.com

 

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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /Juin /2009 11:56

Evènement organisé et diffusé par l'Association pour le développement de la mindfulness  (ADM)

 

à l'occasion de la sortie de deux ouvrages fondateurs de la pleine conscience, l'ADM accueille Jon Kabat-Zinn 

  • "Au coeur de la tourmente, la pleine conscience" (De Boeck), traduction de "Full Catastrophe Living" de Claude Maskens. Cet ouvrage reprend intégralement et commente le programme de réduction du stress basée sur la pleine conscience, MBSR. Cette approche invite à utiliser la sagesse du corps et de l'esprit face au stress, à la souffrance, à la douleur et à la maladie.
  • "L'éveil des sens" (Les Arènes), traduction de "Coming to our senses".

Jon Kabat-Zinn donnera une conférence de 12h30 à 14h30 sur le thème "La Mindfulness appliquée à la médecine, la santé, et la société".

Jon Kabat-Zinn sera présenté par Christophe André, médecin psychiatre et psychothérapeute à l'hôpital Sainte-Anne à Paris. Son dernier livre s'intitule "Les états d'âmes - Un apprentissage de la sérénité".

Jon Kabat-Zinn, Ph.D., est un scientifique, un écrivain et un enseignant de méditation. Il est professeur émérite à la Faculté de Médecine de l'Université du Massachussets, où il a fondé (en 1979) et dirigé la Mindfulness-Based Stress Reduction (MBSR) Clinic (Clinique de Réduction du Stress), mondiallement connue. En 1995, il fonde le Center for Mindfulness in Medecine, Health Care, and Society.

Un atelier de pratique de 9h30 à 11h30 précédera la conférence. Il sera animé par Danielle Levi Alvares, formatrice qui travaille à ses côtés depuis de nombreuses années et auteure de "La Réparation" (Lattès, 2003). Danielle Levi Alvares est l'ancienne directrice, sous la tutelle de Jon Kabat-Zinn et du Centre Médical de l’Universite du Massachusetts, du programme MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction) a la Family Health and Social Services Center de Worcester.  Elle enseigne au Mexique, aux Etats-Unis et en France a la fois le MBSR et d’autres séminaires de méditation vipassana.

Si Jon Kabat-Zinn n'est pas retenu par un rendez-vous avec les médias, Jon Kabat-Zinn viendra personnellement animer cet atelier. 

La venue de Jon Kabat-Zinn suscite un grand enthousiasme, et l'atelier et la conférence qu'il donnera le 10 juin rencontrent un vif succès. Afin de pouvoir accueillir toutes les personnes souhaitant être présentes, nous avons pu trouver une nouvelle salle, beaucoup plus grande.

L'atelier et la conférence de JKZ du 10 juin prochain se dérouleront donc à la Maison de la Mutualité.

  • Adresse: 24, rue Saint-Victor - 75005 Paris
  • Parking à proximité
  • Métro : Maubert Mutualité - Cardinal Lemoine
  • RER : B
  • Gare SNCF la plus proche : Montparnasse

atelier le 20 juillet 2009, paris
prochain cycle à partir du 22 septembre 2009 , paris


prochain groupe de pratique,  information :  
cyclemindfulness@gmail.com
et encore, consulter le site
association pour le développement de la Mindfulness
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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 23:13
 

Publié le 21/08/2008 - N°1875 journal « Le Point »

De plus en plus de psychiatres et de médecins font appel aux techniques de méditation, au coeur de la pratique bouddhiste, pour aider les malades à vaincre une dépression, supporter la douleur ou éviter une rechute.

Par Sophie Coignard

 

AFP

«L a souffrance est partout, et la souffrance n’est pas désirable. » Voilà, en très, très résumé, le constat de base qui a présidé au mariage des sciences cognitives et du bouddhisme. Que ce soit à Boston, à Toronto, à Genève, à Maastricht ou même à Châteauroux, la méditation sous diverses formes a été adoptée par des psychiatres, mais aussi par des médecins confrontés à la douleur physique et morale de patients atteints de graves maladies. Le succès sort aujourd’hui cette étrange alliance de la marginalité dans nombre de pays, mais pas en France, particulièrement à la traîne. La patrie de Descartes serait-elle rétive à la spiritualité venue d’Asie ?

Pas entièrement. Christophe André, psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne à Paris, a introduit la méditation dans sa pratique pour prévenir les rechutes dépressives. « Il s’agit, explique-t-il, d’apprendre à garder son esprit ici et maintenant. Au début, c’est très difficile, car les pensées basculent dans l’anticipation, le jugement de valeur ou l’introspection. Or il faut apprendre à ne pas laisser s’enchaîner un cycle de pensées. C’est un outil assez troublant mais efficace, qui permet non pas de supprimer les pensées négatives, mais de les regarder et de les arrêter. » Claude Penet, psychiatre à Châteauroux, a pour sa part commencé à pratiquer la méditation dans une démarche de recherche personnelle avant d’en proposer les techniques à ses patients : « Je ne m’étends pas trop sur l’aspect méditation bouddhiste, dit-il. Car la seule chose qu’ils demandent, c’est l’apprentissage d’exercices qui leur permettent de maîtriser leurs émotions négatives. »

En tout cas, il ne s’agit ni d’une mode universitaire ni d’une toquade de quelques leaders d’opinion. Les grands pionniers viennent des Etats-Unis et ont démarré il y a près de trente ans. Mais, aujourd’hui, les progrès de l’imagerie médicale ont permis de montrer de manière certaine que la méditation modifie le fonctionnement du cerveau. Mieux : les moines tibétains, par exemple, présentent des particularités intrigantes lorsque leur cerveau est examiné de près : la zone associée aux émotions comme la compassion manifeste une activité beaucoup plus grande que chez le commun des mortels. C’est l’université de Madison, dans le Wisconsin, qui, sous l’impulsion du psychiatre Richard Davidson, a publié le plus grand nombre d’articles scientifiques sur ce sujet.

Ainsi que l’indique Matthieu Ricard dans un livre à paraître le 6 septembre (« L’Art de la méditation », éditions Nil), « un nombre croissant d’études scientifiques indiquent que la pratique de la méditation à court terme diminue considérablement le stress (dont les effets néfastes sur la santé sont bien établis), l’anxiété, la tendance à la colère (laquelle diminue les chances de survie après une chirurgie cardiaque) et les risques de rechute chez les personnes qui ont vécu au moins deux épisodes de dépression grave. Huit semaines de méditation, à raison de trente minutes par jour, s’accompagnent d’un renforcement notable du système immunitaire [...] ainsi que d’une diminution de la tension artérielle chez les sujets hypertendus et d’une accélération de la guérison du psoriasis. L’étude de l’influence des états mentaux sur la santé, autrefois considérée comme fantaisiste, est donc de plus en plus à l’ordre du jour de la recherche scientifique. » Tous ces effets de la méditation sont documentés dans de grandes revues scientifiques internationales, comme le Journal of the National Cancer Institute ou le Journal of Behavioral Medicine.

Parmi les pionniers, tous américains, le plus impressionnant, par son cursus et par son charisme, est sûrement Jon Kabat-Zinn. Professeur émérite de médecine de l’université du Massachusetts, il a commencé à pratiquer la méditation quand il étudiait au MIT sous la direction du prix Nobel Salvador Luria. Spécialiste de biologie moléculaire, comme Matthieu Ricard, il s’est toujours intéressé au fonctionnement de l’esprit. En 1979, treize ans après ses premiers pas de méditant, il souhaite introduire cette pratique bouddhiste pour réduire la souffrance dans les pathologies graves. Peu à peu, il invente la MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction), un programme d’entraînement à la méditation en pleine conscience réalisable en huit semaines. Sa démarche est accueillie très favorablement au sein de l’hôpital : « Mes diplômes représentaient une garantie aux yeux de mes interlocuteurs, se souvient-il. Au début, j’occupais un tout petit espace et faisais mon secrétariat moi-même. On m’envoyait des autres services des personnes souffrant de cancers, de maladies cardio-vasculaires ou de douleurs postopératoires. J’ai développé ce programme en huit semaines et il a eu tant de succès qu’il a fallu que je forme des instructeurs. La plupart ne sont pas médecins. Le prérequis essentiel, en effet, est un engagement profond dans la méditation bouddhiste et une capacité à communiquer son essence universelle à des personnes qui n’ont aucun intérêt particulier pour le bouddhisme mais qui souffrent beaucoup. » A ce jour, 18 000 personnes ont suivi le programme de huit semaines, pratiqué dans plus de 200 hôpitaux. Le recours à la méditation bouddhiste permet de diviser par deux le risque de récidive après deux épisodes dépressifs sévères ou plus.

A l’université de Genève, le docteur en psychologie Lucio Bizzini, chargé du programme sur la dépression, utilise la MBSR ainsi que d’autres techniques proches, comme la MBCT (Mindfulness Based Cognitive Therapy) développée à l’hôpital de Toronto par le docteur Zindel Segal. « La méthode s’applique particulièrement aux dépressifs dits " ruminateurs", explique Lucio Bizzini. Il s’agit d’un programme assez exigeant qui nécessite, au début, une pratique d’une heure par jour, donc un investissement personnel très important. Mais l’objectif en vaut la peine, car les patients atteignent, comme le dit très bien Jon Kabat-Zinn, un instant décisif, celui où ils se trouvent " derrière la cascade", dans un espace où ils peuvent observer leurs pensées sans qu’elles les inondent. » Seul bémol, reconnu par tous, à commencer par Jon Kabat-Zinn : à cause de cet investissement nécessaire, les personnes qui suivent le programme de méditation MBSR sont sûrement les plus motivées, donc les moins susceptibles de rechuter.

Alors que tous ces médecins pratiquent quotidiennement la méditation avec conviction, aucun n’aurait l’idée de se définir comme bouddhiste. Parce que cela ne veut rien dire. « Le dalaï-lama est le seul chef religieux assez ouvert pour déclarer que si un jour la science remet en question un des aspects du bouddhisme il faudra en prendre acte », observe Christophe André. Sa sainteté, en effet, est férue de sciences : « La science et les enseignements de Bouddha nous parlent ensemble de l’unité fondamentale entre toutes les choses. »

Livres à consulter :

-« Mindfulness : apprivoiser le stress par la pleine conscience », d’Edel Maex, psychiatre à Anvers (de Boeck-Larcier, 2007).

- Segal, Z.V., Williams, J.M.G., & Teasdale, J.D. (2002). Mindfulness-based cognitive therapy for depression: A new approach to preventing relapse. New York: Guilford Press. La traduction française est publiée chez DeBoeck : Segal, Z.V., Williams, J.M.G., & Teasdale, J.D. (2006).La thérapie cognitive basée sur la pleine conscience pour la dépression. De Boeck.

-« Où tu vas, tu es », de Jon Kabat-Zinn (J’ai Lu, 2005). A paraître début 2009, deux autres ouvrages du même auteur : « Au coeur de la tourmente, la pleine conscience » (De Boeck-Larcier) et « Coming to our Senses » (Les Arènes).

-Site de l’association francophone sur la pleine conscience : www.ecsa.ucl.ac.be/mindfulness

mindfulness mode d'emploi

Claude Maskens, est psychothérapeute et enseignante de Yoga, par ailleurs traductrice des ouvrages de Jon Kabat-Zinn, enseigne à l'université de Louvain-la-Neuve, en Belgique, la méditation en pleine conscience. Voici un court résumé du déroulement de cet atelier de huit semaines, qui alterne exercices pratiques et partage de l'expérience.

Premier exercice : goûter un raisin sec en prenant conscience de toutes les dimensions sensorielles d'une telle action. Certains en éprouvent un sentiment de satiété.

Scan corporel : passer son corps en revue du gros orteil gauche à la racine des cheveux, afin de ne plus se trouver dans le « faire » mais dans l'« être ».

Yoga : s'imprégner de l'expérience du moment, d'instant en instant.

Assise : rester assis, en lotus ou sur une chaise, pour observer son souffle et son flux respiratoire. C'est une manière de prendre conscience de son fonctionnement, des multiples distractions qui interfèrent entre la réalité et soi.

Marche méditative, avec observation des pensées et des sentiments.

Tenue d'un calendrier des événements agréables (on en trouve en général peu) et désagréables (c'est nettement plus facile).

Communication : la consigne générale consiste à ne pas laisser les émotions et les préjugés parasiter la relation à l'autre.

Apprentissage de l'autonomie dans la méditation : chaque jour, il est demandé aux stagiaires de consacrer trois quarts d'heure à du travail à la maison. Réaction quasi unanime : « Je n'aurai pas le temps. » Lutter contre cette conviction, pour revenir au respect de soi et à une forme de liberté, fait partie de l'enseignement S. C.

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Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /Avr /2008 16:23

 

L’exemple de la thérapie cognitive par la pleine conscience - MBCT

 

 

 

Les psychologues cognitifs dans les années 70 et surtout aux Etats Unis, commencèrent à se demander quel était l’outillage mental que la méditation utilise pour faire accéder tout méditant – expert ou novice – à des états modifiés de conscience ? 

 

Les chercheurs envisagèrent de « découper » la méditation en sous-catégories afin d’isoler les ingrédients mentaux qui composent l’expérience de méditation.

 

En effet, méditer, c’est plus que se relaxer !

 

Ces médecins chercheurs américains ont vu dans la méditation un puissant outil de gestion du stress et de certaines autres pathologies. Ils ont ainsi crééau fil des années, des cliniques et services spécialisés - institut du stress de l’université de Roosevelt à Chicago, clinique de réduction  du stress au Massachusetts avec le Dr Kabat Zin, université de Louvain en Belgique avec le Prof. Philippot et le service consultations psychologiques spécialisées troubles émotionnels, en suisse le Prof. Zindel Segal et Ph.D., le Dr Lucio Bizzini de l’association suisse de psychothérapie cognitive, en France c'est encore timide mais encouragé par le psychiatre christophe andré à St anne ou le Dr rosenfeld à Lyon.

Ces chercheurs ont mis au point des programmes poussés de recherche et d’enseignement sur les techniques méditatives et leurs bienfaits.

 

Deux des procédés cognitifs isolés ont été la concentration et la pleine conscience (mindfulness). Etre en pleine conscience, c’est adopter une posture mentale où la conscience regarde ce qui se déroule dans le corps et dans le mental, sans jugements. La pleine conscience cherche à affiner l’attention et la vigilance nécessaires au déconditionnement de nos habitudes mentales. Tout un programme !

 

Ainsi sont nées deux méthodes thérapeutiques qui rencontrent depuis 20 ans un succès croissant et qui développent l’habileté de pleine conscience et apprennent à méditer ;

 

La MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction) ou méthode de réduction du stress de Kabat Zin, et MBCT (Mindfulness Based Cognitive Therapy) ou méthode de prévention des rechutes dépressives. Les protocoles sont sur 2 mois. Maintes études ont attesté de leur efficacité. Il s’agit par la méditation, d’apprendre à débrancher le « pilote automatique » de nos pensées d’habitudes, afin de devenir plus présent à son corps et à son environnement.

 

Cela nécessite d’apprendre à aiguiser cette faculté de contempler attentivement le présent avec la pleine conscience.

 

Le Dr Rosenfeld[1] de Lyon, diplômé en neurosciences et cognitives, rappelle dans son livre que le corps est partenaire de cet entraînement à la méditation en pleine conscience, par :

 

  1. un travail sur le souffle
  2. une attention à l’environnement sensoriel
  3. un balayage corporel ou body scan des sensations physiques
  4. des exercices invitant à décomposer à l’extrême les actes de la vie quotidienne : marcher, se laver les dents, manger
  5. observation en pleine conscience de ses émotions
  6. exercices à pratiquer chez soi
  7. observation des pensées associées

 

Les études nombreuses ont montré tout le bénéfice de ces programmes vis-à-vis de patients souffrant de douleurs physiques persistantes, de maladies de peau, de troubles de l’anxiété, d’hypertension, de troubles digestifs, de céphalée, de greffes chirurgicales, de dépression…

 

Aujourd’hui Kabat-Zinn qui est professeur de médecine à l’université où il enseigne la méditation en pleine conscienceMBSR, participe au programme de rapprochement entre scientifiques et méditants confirmés bouddhistes dans le laboratoire du Mind Life institut http://www.mindandlife.org/ sous l’égide du Dalai lama.

 

Au milieu des années 1990, le principe de la pleine conscience est adopté afin d’aider à prévenir les rechutes de patients dépressifs (MBCT). Cette technique cognitive de groupe se nomme la MBCT (mindfulness based cognitive therapy)

.

Après un épisode dépressif, le risque de récidive ultérieur est de 50 % et le risque augmente davantage avec le nombre d’accès, après deux dépressions, il monte à 70 % ! En présence d’une tristesse passagère, un ancien déprimé va raviver plus facilement ses schémas de pensées négatives ou ruminations qu’une autre personne. La MBCT diminue de moitié les risques de rechutes. Comme dans la gestion du stress par la méditation, c’est l’attitude d’ouverture à ce qui est présent dans le corps, qui prime avec les déprimés.

 

La concentration dans le moment présent et sur le corps permet de développer des habiletés de reconnaissance des tensions/émotions qui se logent dans certaines parties, et plus en amont de reconnaître l’existence de pensées qui favorisent une crispation ou une tristesse.

Tout sujet peut alors décider d’orienter ses pensées vers d’autres objets que ceux passablement inadaptés, pour l’aider à faire face à la situation présente.

 

La thérapie cognitive MBCT s’appuie sur le postulat suivant :

Nous ne sommes pas limités à nos pensées et nos pensées sont des créations de l’esprit, renforcées par l’expérience. 8 semaines permettent donc d’observer ces schémas et d’entraîner à une attitude d’écoute du corps et des pensées par la pratique de la méditation en pleine conscience (entraînement à la maison avec exercices guidés).

 

Pour aller plus loin :

http://www.ecsa.ucl.ac.be/mindfulness/Contents.htm, site francophone de la thérapie par la pleine conscience

Où tu vas, tu es, Jon Kabat-Zinn, éd. J’ai Lu, 2005

La thérapie cognitive basée sur la pleine conscience pour la dépression, Z. Segal, J.M.G. Williams, J. Teasdale, éd. de Boeck, 2006

L’infini pouvoir de guérison de l’esprit, Tülkou Thöndoup, éd Le Courrier du Livre, 2001

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Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /Avr /2008 16:16
Un livre qui lie...

voilà un livre à lire si la réponse de cause à effet au je pense donc je suis, ne vous satisfaisait pas!

 

Certes ce serait plus confortable parfois de ne pas savoir ! justement…l’inconfort vient souvent du trop usité, du pas rafraîchit et du tourner rond, où il n'y a plus personne.

 

Un livre qui parle de personne. Pourquoi en parler alors ?

Je suis parait-il une personne, et pourtant il n’y a personne qui puisse me dire qui je suis.

Ou encore, chacun peut dire ce qu’il veut de ma personne et je ne peux dire à personne qui il est ?

 

Une notion bien étrange. De là à être étrangère à ma propre personne ?

 

Il me faut alors un guide, une sorte de papyrus du labyrinthe, une trame que je file comme Ariane, pour me sortir vainqueur de l’animal, celui qui n’est pas responsable.  

Encore une fois, les prisons dorées valent mieux que de dangereux horizons ; à qui comme moi, est un peu peureux J

 

Voilà pourquoi un peu d’histoire, un peu de mémoire, vont bercer mes craintes du futur en retroussant l’espoir de ne plus me cogner aux mêmes certitudes.

 

Ce livre ouvre sur le passé. Celui de l’histoire de la notion de personne,

et l’histoire est vaste comme un espace nouveau dans lequel me mouvoir.

 

Partir en grèce, c’est faire le détour par le soleil de l’ouest et réchauffer les mythes, les religions de ces hommes tirés du clan, du totem par lequel on se nommait, pour tomber les masques, faire son cinéma ou plutôt son théâtre et sculpter la personnalité, l’empreinte d’un collectif.

 

C’est l’histoire de la montée de l’individu, du système féodal à l’humanisme de la renaissance et la philosophie des lumières, en passant par la déclaration des droits de l’homme.

 

Dans un style clair et incisif, l’auteur pose le cadre.

 

Puis vient le moment où la personne de l’ouest à besoin de se construire de l’intérieur, et devenir une personne du point de vue psychologique. un moi ? et ce sont les mouvements de développement personnel qui sont présentés ; carl Rogers, le personnalisme d’emmanuel Mounier, le mouvement du potentiel humain...
 

A l’heure où la nébuleuse de ces tendances tend à tout engloutir, un peu de relief et de compréhension font du bien.

 

Puis ce sera  l’exposé de la notion de personne à travers les religions et la question éminente des personnes divines ; Dieu est-ce une personne ? avec la reverse, la personne humaine peut-elle rejoindre Dieu dans une expérience ? c’est ce que révèle l’expérience des mystiques à travers  maitre eckhart ou les béguines du XII siècle.

 

L’auteur interroge, et c’est auprès de l’orient qu’il poursuit son exploration. Dans les tréfonds de l’indouisme, la personne est bien considérée mais comme une illusion ! où seule la méditation qui permet de voir fonctionner son esprit, permet de s’en délivrer. Nous croyons faussement être quelqu’un d’autre, rapporte l’auteur, alors que nous ne sommes pas autres que Brahman. Voilà que ça se prend de la hauteur du coté du soleil qui se lève.

Tout comme le bouddhisme, la critique est bien celle de l’EGO, un petit moi égoïste, hypertrophié.

C’est alors un message d’espoir, celui de nous croire séparé. A tourner rond dans des identifications successives, nous avons oublié d’où l’on venait…

 

La dernière partie de l’ouvrage est consacrée au rappel d’un espace intermédiaire –ni ange, ni bête. Cet espace prend forme dans un mouvement d’études, de recherches et d’expériences que l’on appelle transpersonnel ; ce qui dépasse la personne.

 

 L’auteur rappelle l’histoire de ce mouvement, et ses avancées bien vivantes en France et à travers le monde. Une nouvelle ère ? en tout cas, des pistes de réflexion et d’engagement pour nous les personnes qui l’habitons, ce monde à développer.


Du développement personnel au transpersonnel,Marc Alain Descamp, ed Alphée 2008
www.europsy.org/marc-alain

Par laetitia - Publié dans : santé
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